Moi, léonie et la vie d'infirmière auxiliaire

La vie d'une maman et d'une infirmière auxiliaire

  • Nous avons fêté la fête de Léonie cette semaine avec la famille. J’avais fait une liste de cadeaux pour indiquer ce dont nous avions besoin. Mais il y a toujours quelqu’un, à la dernière minute, qui oublie d’acheter un cadeau… alors ils improvisent et finissent par acheter des babioles à la pharmacie ou au magasin à 1 $, des choses dont tu n’as absolument pas besoin 😂.

    Quand je dis des objets qui servent à rien… Léonie n’a jamais pris de suce, mais ils ont acheté une suce. Ils ont aussi acheté une affiche de porte « Ne pas déranger, je dors ». On va se le dire… ça sert pas à grand-chose 🤣. Des cuillères et une assiette — bon, ça c’est utile — mais pas vraiment quand tu te retrouves avec 25 cuillères. Je fais quoi avec ça? 😂

    Bref, malgré les cadeaux étranges, on a eu bien du fun. Léonie s’est mise à manger son gâteau de fête à deux mains. Elle était vraiment drôle à voir. Le sucre a fait effet environ 30 minutes plus tard… elle était ingérable 🤪. Elle allait partout, grimpait partout, criait au meurtre 😂.

    Plusieurs personnes me disent que ça ne sert à rien de faire une grosse fête pour les 1 an d’un bébé, parce qu’il ne s’en souviendra pas. Sérieusement… on s’en fout qu’il ne s’en souvienne pas. C’est une fête quand même! C’est comme dire que tu ne devrais pas fêter Noël parce que Jésus ne s’en souvient pas… pourtant, c’est Noël et tout le monde le fête. On s’en fout, non? 😅

    Bon, j’avoue que ce n’est peut-être pas la meilleure comparaison, mais vous comprenez 😆.

    D’ici là, je vais fêter la fête des amies à Léonie. J’ai deux amies avec qui on a accouché à 24 heures de différence… alors party de bébés! 🎉👶👶👶

    On se jase la semaine prochaine!

    D’ici là, je me prépare au retour au travail… et ça va être stressant 😬.

    Dites-moi en commentaire ce que vous en pensez :

    La première fête, vous la fêtez ou pas?

    Eve ❤️

  • Aujourd’hui, je vous parle de Daniel.

    Daniel est un homme alcoolique, mythomane, violent et drogué. Il était le sugar daddy de ma mère ; ils avaient 18 ans de différence. Daniel, je ne le considère pas comme mon père, mais bien comme un géniteur, et je vous explique pourquoi.

    En fait, un père, selon ma définition, est une personne bienveillante envers son enfant : quelqu’un qui l’encourage dans tout ce qu’il fait, dans ses rêves, réalistes ou non, qui le console quand il est triste, qui est présent, qui l’aide à grandir et à évoluer, qui l’éduque du mieux qu’il peut, avec ses connaissances. Bref, je ne dis pas qu’un père doit être parfait, mais simplement qu’il fait de son mieux.

    Mais lui… il était violent : coups de ceinture dans le dos de ses enfants, claques derrière la tête, lancer un enfant en bas des escaliers, pousser un enfant violemment contre un mur, insultes répétées, absences répétées, dénigrement sans scrupule.

    Vous comprenez que vivre dans cette atmosphère ne favorise ni la confiance en soi, ni un bon développement scolaire, et encore moins les relations amicales. J’étais donc seule avec ma sœur et mon frère. Heureusement, nous avons la même vision des choses et nous sommes très proches.

    Vous vous demandez sûrement comment ça a commencé. Son agressivité n’était pas présente avant ma naissance. Il était bien, sans drogue ni alcool. Il travaillait beaucoup : il avait sa compagnie de carrossier, une entreprise populaire dans notre village, un peu comme Fix Auto.

    Tout a commencé quand son père a été diagnostiqué d’un cancer du poumon, alors que ma mère était enceinte de ma sœur. Il était très proche de son père et cela l’a énormément affecté. Son père est décédé 24 heures avant ma naissance.

    À cette époque, dans les années 90, on ne connaissait pas le sexe du bébé à l’avance. C’était une surprise. Lui s’attendait à avoir un garçon, ce qui, selon lui, l’aurait aidé à traverser son deuil. Il me disait souvent :

    « Je t’aurais mieux aimée si tu avais été un garçon, parce que les filles sont stupides. »

    Oui… très glorieux.

    Après 24 heures à la maternité, il devait venir chercher ma mère pour le retour à la maison, mais il refusait, disant que nous étions des traîtres. Ce sont donc mes grands-parents qui sont venus nous chercher. Dans sa colère, qu’il était incapable de gérer, il a décidé de peinturer à l’huile toute la maison en plein mois de février. Vous comprenez qu’un nouveau-né ne peut pas vivre dans ces conditions ; j’ai donc passé mes premières semaines chez mes grands-parents.

    C’est fou de se dire qu’une personne peut sombrer aussi rapidement. Plus les années passaient, plus il devenait étrange. Il n’était presque jamais présent. Quand il l’était, c’était souvent le dimanche soir au souper. Si tu avais le malheur de parler, ton repas s’envolait sur le mur et tu étais privé de souper, de bain et de jeux : directement dans ta chambre pour dormir. Et si tu te levais pour aller aux toilettes, ça allait encore plus mal. Tout dépendait de son humeur.

    Il fallait être silencieux, presque ne pas exister. Avec le temps, j’ai compris que j’étais souvent la cible, même lorsque je n’avais rien fait. J’entendais souvent :

    « Personne ne t’aime. Je voulais une fille et un garçon, et toi tu t’es imposée ici. Personne ne voulait de toi. »

    Je recevais des coups de ceinture, et plus je pleurais, plus ça continuait. Le reste de la semaine, il travaillait tard dans son atelier. Nous ne le voyions presque pas. Ma mère venait ensuite nous consoler, disant qu’il n’allait pas bien et qu’il fallait lui pardonner. Mais elle ne s’opposait jamais à lui. Elle ne nous défendait pas.

    Les années ont passé et j’ai grandi dans la peur. Peu d’amis, impossibilité d’en inviter à la maison. Nous vivions en campagne, loin de tout. Ma santé mentale allait tellement mal que j’avais un ami imaginaire, présent uniquement à la maison. L’extérieur était ma seule safe place.

    J’ai doublé ma quatrième année, faute de concentration. Aujourd’hui, je sais que j’ai un TDAH et une dyslexie-dysorthographie, mais à l’époque, on disait simplement que je manquais d’intérêt.

    Quand mon père a appris que je doublais ma quatrième année, il m’a dit :

    « Viens, je veux te montrer quelque chose. »

    Je l’ai suivi sans poser de questions. Nous sommes montés au deuxième étage. Arrivée en haut des escaliers, je n’ai pas eu le temps de comprendre ce qui se passait. Il m’a poussée.

    J’ai déboulé les marches à toute vitesse. Je me cognais partout, la tête, les bras, le corps. La douleur était vive, immédiate. Je suis restée au sol, incapable de me relever correctement.

    Je me suis fracturé le coude en tombant. Pourtant, on disait que j’exagérais. Ma mère est venue me voir dans mon lit pendant que je pleurais. Elle répétait qu’il n’y avait rien de grave, qu’on ne voyait rien. Elle essayait de plier et de déplier mon bras pendant que je hurlais de douleur, et me disait d’arrêter d’exagérer.

    J’ai passé la nuit comme ça.

    Le lendemain matin, mon bras était enflé, bleu, presque impossible à bouger. C’est seulement là qu’ils ont décidé de m’amener à l’hôpital. Quand on a demandé ce qui s’était passé, ma mère a répondu que j’étais tombée dans les escaliers. Les médecins l’ont crue. Moi, je n’ai rien dit. J’avais trop peur.

    J’ai passé quatre mois dans le plâtre. Et je devais dire à tout le monde que ce n’était qu’un accident.

    À 12 ans, j’avais compris que ce que je vivais n’était pas normal.

    Je commençais à avoir plus d’amis, j’allais bientôt entrer au secondaire, et j’avais assez de conscience pour savoir que ce climat n’était pas sain. Alors j’ai commencé à confronter mon père.

    Très mauvaise idée.

    Un soir, encore une histoire de télécommande. Il accusait, comme toujours, sans preuve. Les coups pleuvaient jusqu’à ce que quelqu’un avoue ou que la télécommande réapparaisse. Cette fois-là, je l’avais gardée dans mes mains. Je me suis dit que j’allais lui montrer que ce n’était pas toujours à moi de subir.

    Quand il est arrivé et a exigé la télécommande, je me suis levée et je lui ai dit :

    « Sinon quoi ? Tu vas encore nous frapper ? »

    Il m’a regardée, furieux.

    « Tu oses me défier ? »

    Je lui ai lancé la télécommande au visage et je suis partie en courant dans ma chambre. J’ai poussé un meuble devant la porte. Derrière, je tremblais, mais je n’ouvrais pas. Je lui ai crié que j’en avais assez, que j’étais sa fille et qu’il devait me respecter.

    Puis j’ai entendu le bruit.

    Il a défoncé la porte avec une hache.

    Je n’ai pas compris tout de suite ce qui se passait. Je savais seulement que j’avais mal et que j’avais peur. Il m’avait frapper avec sa hache. Après ça, j’ai passé l’été avec les deux bras dans le plâtre. J’avais besoin d’aide pour tout. Même pour manger.

    À l’hôpital, encore une fois, on a menti.

    On a dit que j’étais tombée d’un trampoline.

    C’était crédible. Alors personne n’a posé de questions.

    J’avais 15 ans.

    C’était un soir de juillet. Je revenais de mon travail d’été comme animatrice dans un camp de jour. Ce n’était pas grand-chose, mais c’était le mien. Ce soir-là, j’étais rentrée plus tard à cause d’une réunion, alors c’est ma mère qui est venue me chercher.

    Quand on est arrivées à la maison, Daniel était déjà ivre.

    Très ivre.

    On n’avait même pas fini d’entrer qu’il a crié du salon :

    « Hé, femme, apporte-moi une bière. »

    Ma mère a répondu calmement qu’elle allait commencer le souper.

    Il a haussé le ton, plus fort, plus sec :

    « Apporte-moi une bière et ferme ta gueule. »

    Elle s’est levée pour obéir.

    Je me suis interposée. Je lui ai dit non. Qu’il était capable de se lever, de se servir lui-même. Qu’il nous répétait toujours ça quand nous demandions quelque chose.

    Ma mère et moi avons commencé à préparer le souper.

    Il s’est levé brusquement. Il est entré dans la cuisine, s’est approché d’elle, et a commencé à l’insulter. Sa voix montait. Son poing aussi.

    C’était la première fois que je voyais ça.

    J’étais en train de couper des légumes. Sans réfléchir, j’ai pointé le couteau vers lui. Je l’ai repoussé et je lui ai dit :

    « Si tu touches à ma mère, je te tue. »

    Ma sœur, figée par la peur, a pris son téléphone et a appelé le 911.

    Quand Daniel a vu le couteau, il s’est calmé d’un coup. Il est allé se chercher une bière, s’est assis dans son fauteuil et n’a plus parlé. Quelques minutes plus tard, on a entendu frapper violemment à la porte.

    La police était là.

    J’avais peur. Je me disais que j’allais finir en centre pour mineurs, que j’étais allée trop loin. Mais ma sœur a tout expliqué. Les policiers ont compris. Ils ont vu qu’il était intoxiqué.

    Ils ont demandé à ma mère si elle voulait quitter la maison avec ses enfants.

    Elle a dit oui.

    Ma sœur est partie chez son copain.

    Mon frère et moi sommes allés chez mes grands-parents avec ma mère.

    Ce soir-là, mes parents se sont séparés.

    C’était la dernière fois que j’ai vécu sous son toit.

    Je ne l’ai plus revu. Peu de temps après, je suis tombée en dépression majeure. Puis il y a eu l’accident de voiture où j’ai perdu mes trois amis. J’étais la seule survivante. J’ai été hospitalisée pour tentative de suicide.

    Après cinq ans de thérapie, à 20 ans, j’ai décidé d’aller à sa rencontre.

    Je ne voulais ni excuses, ni câlin, ni conflit. Je voulais comprendre. Je voulais parler.

    Un matin, je me suis levée en me disant : c’est aujourd’hui.

    Je suis arrivée devant chez lui. Je suis restée là, immobile, pendant vingt à trente minutes. Les mains moites. Le cœur qui battait trop vite. Je me demandais si je devais cogner ou repartir.

    Finalement, j’ai pris mon courage à deux mains.

    J’ai frappé une fois.

    Puis deux.

    Puis trois.

    Personne.

    Je me suis retournée pour partir, et c’est là qu’il a ouvert la porte.

    Il était mal habillé, un café à la main. Il m’a crié :

    « Qu’est-ce que tu veux ? »

    Je me suis approchée et j’ai dit calmement :

    « Bonjour Daniel. Je suis ta fille, Eve. Est-ce qu’on peut discuter ? »

    Il s’est avancé vers moi, le visage en colère, et m’a répondu sèchement en postillonnant :

    « Tu te prends pour qui de venir sonner chez nous en disant que t’es ma fille ? J’ai une fille et un garçon. T’es pas ma fille. Décrisse d’ici, c’est une propriété privée. »

    La porte a claqué.

    Je suis restée figée. Je ne comprenais pas ce qui venait de se passer. Ce scénario-là, je ne l’avais jamais imaginé. En partant, je l’ai vu à la fenêtre, téléphone à l’oreille. J’ai pensé : il appelle vraiment la police…

    C’était la dernière fois que je le voyais volontairement.

    Quand j’ai appris que j’étais enceinte de Léonie, j’étais heureuse. Vraiment heureuse.

    Lors de mon premier rendez-vous de suivi, mon médecin a ouvert mon dossier, a froncé les sourcils, puis m’a regardée.

    « Il y a une note ici… Il est écrit que votre père serait hémophile. »

    Je l’ai regardée, complètement perdue.

    Hémophile. Je ne savais même pas ce que ça voulait dire. Encore moins pourquoi cette information se trouvait dans mon dossier.

    On m’a demandé si je le savais, si j’étais encore en contact avec lui. J’ai répondu non. Je ne l’avais pas vu depuis des années. Je n’avais ni son adresse ni son numéro. Je ne voulais pas demander à mon frère ou à ma sœur de le contacter pour moi. Je ne voulais pas qu’il revienne dans ma vie, même indirectement.

    Alors les tests ont commencé.

    Des prises de sang. Des rendez-vous. Des spécialistes. On voulait savoir si j’étais porteuse, quels risques mon bébé pouvait avoir. On m’a expliqué que si c’était un garçon et qu’il était porteur, les conséquences pouvaient être graves. Très graves. Si c’était une fille, il n’y aurait aucun problème.

    À l’échographie de 20 semaines, on nous a annoncé que c’était une fille.

    Le stress est tombé d’un coup. Mais une question restait : pourquoi ce mensonge ? D’où ça sortait ?

    J’en ai parlé à ma sœur. Elle n’avait jamais entendu parler de ça. Daniel n’allait jamais à l’hôpital, il en avait peur. Si cette maladie avait été réelle, il aurait été suivi depuis longtemps. Rien ne collait.

    Quelques jours plus tard, mon frère nous a écrit pour dire que Daniel devait se faire opérer de la hanche après une fracture. J’ai alors appelé à Sainte-Justine pour donner l’information. Les médecins ont réussi à le retracer et à faire les tests nécessaires.

    Résultat : non porteur de l’hémophilie.

    Encore un mensonge.

    Même absent, même éloigné, il continuait à avoir un impact sur ma vie.

    Même au moment où je créais la mienne.

    Vous imaginez… Léonie aurait pu ne jamais exister!

    Quelques semaines plus tard, la mère de Daniel est décédée.

    J’étais très proche d’elle. Malgré tout ce que j’avais vécu, je ne pouvais pas ne pas être là. Je suis donc allée aux funérailles.

    Daniel était présent, entouré de toute la famille. Personne ne savait que j’étais enceinte. Ni ma sœur ni mon frère ne lui avaient dit. Je préférais que ça reste ainsi.

    Après la cérémonie, il y avait un buffet. Les gens discutaient à voix basse, se recueillaient, se saluaient. Charles était à mes côtés. Il me regardait souvent et me demandait doucement si ça allait. Il voyait bien que j’étais tendue, que j’avais peur que Daniel vienne me parler.

    Et il est venu.

    Il s’est approché de nous et a commencé à poser des questions banales : comment j’allais, où j’habitais, ce que je faisais dans la vie. Je répondais calmement, poliment, comme si nous étions une famille normale. Comme si rien ne s’était jamais passé.

    Puis il m’a regardée et il a dit :

    « Je suis fier de ce que tu es devenue. »

    Je l’ai regardé à mon tour et j’ai répondu, sans élever la voix, avec un léger sourire :

    « Ce n’est certainement pas grâce à toi. »

    Charles m’a donné un petit coup de coude en s’eclaissisant la voix j’ai rien dit et on s’est éclipsés du buffet.

    C’est la dernière fois que j’ai entendu ses absurdités.

    Voilà.

    Maintenant, vous connaissez Daniel.

    Et vous, avez-vous vécu des conflits familiaux avec vos parents, vos frères ou vos sœurs ?

    Dites-nous tout en commentaire.

    Eve ❤️

  • Désolée pour celles et ceux qui attendaient de mes nouvelles et de nouveaux articles. J’ai dû prendre une petite pause due à une hospitalisation. J’ai écrit un peu, mais pas beaucoup : je n’avais pas vraiment la tête à ça. Mais je vous ai quand même écrit deux articles !!

    En fait, ce qui s’est passé, c’est que les fêtes de Noël commençaient bien. On a eu plusieurs soupers la première semaine, et après ça, nous sommes tombés malades. Léonie a attrapé un de ces virus interminables : elle toussait, faisait de la fièvre à 40 degrés et ça n’allait vraiment pas du tout. Charles et moi avons passé plusieurs nuits blanches, en même temps que les soupers… bref, ce n’était pas très agréable.

    Vous savez aussi que j’ai un problème de haute pression dû à la grossesse. Et bien, ne pas dormir, ça n’a vraiment pas aidé ma pression.

    J’ai donc perdu connaissance dans la nuit, avec Léonie dans les bras. On est allés directement à l’urgence pour vérifier si Léonie et moi allions bien. Léonie allait super bien, mais moi, non. J’avais une péricardite. En fait, c’est une inflammation autour du cœur, et disons que ce n’était pas très aidant pour un cœur déjà affaibli. Ils m’ont donc hospitalisée quelques jours pour faire plusieurs examens afin de comprendre ce qui se passait. Bref, ils n’ont pas découvert grand-chose et, après trois jours, je suis retournée à la maison.

    J’étais épuisée et Léonie est entrée dans sa régression de 12 mois… donc vous comprenez que l’option « dormir » n’était pas vraiment au rendez-vous. On a fait du mieux qu’on a pu et, cerise sur le gâteau : la garderie a fermé la première semaine de janvier parce qu’elle était malade. Donc encore moins d’options pour dormir. Ahah.

    Là, ça va mieux. La garderie a recommencé jeudi passé et on a pu dormir un peu. Léonie commence à se calmer dans ses sept éveils par nuit et on s’est aussi un peu plus habitués. Ahah. Donc ça va mieux.

    Cette semaine, ce sont les préparatifs de sa fête de 1 an. Je suis tellement excitée ! Je vous montrerai des photos sur mon Instagram.

    D’ici là, on se voit dimanche !

    Et vous, vos fêtes de fin d’année, ça s’est passé comment ?

    Racontez-nous ca en commentaire, on veut savoir.

    Eve ❤️

  • À mes tres chers lecteurs,

    Aujourd’hui on va parler famille !

    Je suis issue d’une famille de cinq enfants : trois du même père et deux d’une union différente. J’ai toujours considéré mon demi-frère et ma demi-sœur de cette autre union comme mon vrai frère et ma vraie sœur.

    En premier lieu, il y a ma sœur Éléonore. C’est l’aînée. Elle est drôle et un peu mesquine, ahah. Elle me prenait toujours pour sa poupée quand on était jeunes. Elle n’a que deux ans et demi de plus que moi, mais c’était elle la maîtresse du jeu. Elle décidait de tout, impossible de ne pas te chicaner avec elle, ahah.

    Mais aujourd’hui, on a une relation parfaite. On est très soudées, elle et moi, on est comme des meilleures amies. On a habité ensemble quand j’avais 16 ans, parce que je ne voulais plus vivre avec nos parents. On est restées deux ans ensemble à faire plein de niaiseries.

    Aujourd’hui, on se voit une fin de semaine sur deux pour aller monter des montagnes et se dire des potins sur les gens qui nous entourent !

    Ensuite, il y a moi. Je suis très expressive, un peu détestable (oui oui 😅), et je ne tiens pas en place. Tu sais le genre de personne dont tu dis : « Elle est divertissante, cette fille ! » Eh bien… c’est moi, ahah.

    Puis il y a mon frère Samuel. Lui, il est calme et réservé. Il habite encore chez notre père. Ce n’est pas le genre de gars stressé par la vie. Je suis assez proche de mon frère. Plusieurs fois par année, on va à des shows de métal 🤘🏼. On tripe ensemble comme deux fous ! On s’écrit tous les jours et on jase musique :

    « As-tu écouté ça ? Et ça ? Wow, belle découverte ! » 

    Mon frère n’est pas souvent dans les alentours puisqu’il travaille dans le nord du Québec comme cuisinier.

    PS : notre mood du moment, c’est Sleep Token 🤭 Et toi, c’est quoi ton mood du moment ? Si ce n’est pas du métal, ce n’est pas grave, écris-le en commentaire, on veut savoir !

    On est donc trois à la base. Nous faisions partie d’une famille de cinq avec ma mère et mon père. Mais mon père est alcoolique, violent et mythomane… le genre de personne que tu ne veux pas côtoyer. Il a déjà tenté de blesser ma mère, et j’ai dû intervenir. Par la suite, ils se sont séparés.

    Je vous raconterai ça dimanche prochain… un peu de mon enfance sombre, due à mon père. 

    Ma mère s’est retrouvé un homme quelque temps après leur séparation. De cette union sont nés deux enfants. Donc, ma demi-sœur et mon demi-frère, mais pour moi, ce sont tout simplement ma sœur et mon frère. On est proches, surtout moi et ma demi-sœur.

    Ma demi-sœur Marjorie est née quand j’avais 18 ans. Donc oui, il y a un gap ! Je l’ai toujours un peu considérée comme mon bébé, ahah. Les soirs où je n’avais pas d’école ou que je ne travaillais pas, j’étais chez mes parents pour m’occuper d’elle. J’ai même assisté à l’accouchement de ma mère. J’ai été très présente durant les deux premières années de sa vie.

    Elle était vraiment drôle ! Vous savez, les vieux téléphones avec le combiné, où on pouvait faire des appels rapides ? Elle savait que si on appuyait sur le 3, c’était moi qu’on appelait… alors elle m’appelait toujours, ahah. Petite coquine !

    Et finalement, il y a mon demi-frère Artur. Lui, c’est le plus tannant de nous tous ! Il fait plein de niaiseries et plein de choses qui fâchent ma mère ou la rendent complètement hors d’elle, ahah. Il n’a que 9 ans et c’est un vrai petit démon 😈

    Par exemple : ma mère lui dit de jouer tranquillement dans sa chambre avant l’heure du coucher… et lui, il sort de l’immeuble en sous-vêtements, court dehors et sonne chez les voisins 😂 Vous voyez le genre ! Il est vraiment intense.

    Artur est né quand j’avais 21 ans, alors que j’étais en formation d’ambulancière dans une autre ville que ma ville natale. Je n’étais donc pas souvent là, sauf environ une fois par mois. Ma sœur Éléonore, elle, a été plus présente et les voyait presque tous les jours.

    Et vous, votre famille, vous êtes combien ?

    Est-ce que vous êtes en bonne relation avec votre famille ?

    Ève ❤️

  • Aujourd’hui, on va parler des virus…

    Oui, je sais, c’est partout dans l’actualité en ce moment. Mais ayant un bébé de 11 mois qui n’a pas vraiment été malade jusqu’à maintenant sauf une fois… et je ne nous le souhaite pas 🤞🏼

    J’aimerais dire ceci :

    Si vous savez que votre bébé ou vous-même êtes malades, pourquoi aller voir des gens vulnérables ?

    C’est quoi que les gens n’ont pas compris depuis la COVID ? 😅

    Faut vraiment être assez cave pour sortir son bébé avec 40 de fièvre et se dire :

    « Ouais, c’est une bonne idée d’aller magasiner pendant que mon enfant touche à tout dans le magasin. »

    Haha… oui, désolée, mais oui, c’est cave 🥲 sorry not sorry.

    Léonie a attrapé un virus la semaine passée et, honnêtement, elle a été très malade. Et tout ça parce qu’on a vu une amie à un party de job un soir, alors qu’elle était malade. Après coup, elle disait :

    « Ah, j’avais juste le nez qui coulait jaune… »

    Peut-être que pour toi, c’est juste un petit nez qui coule.

    Mais Léonie, elle, a arrêté de respirer une nuit à cause de l’accumulation de mucus. Heureusement qu’on faisait du cododo… sinon, elle aurait pu mourir.

    Alors svp, pensez-y deux fois.

    Que les microbes se propagent à la garderie, ça arrive, c’est normal — des fois, on ne le sait pas.

    Mais quand tu le sais, quand tu t’en fous, quand tu te dis :

    « Bah, ma fille se fait un système immunitaire »…

    Well, maybe not.

    Je n’ose même pas imaginer les mamans de bébés immunosupprimés, ou ceux qu’il faut protéger comme des bébés bulles…

    Bref, je vous partage ma colère tout en restant respectueuse… même si, soyons honnêtes, j’aurais sûrement eu envie de donner une claque en arrière de la tête à cette personne pour lui replacer les idées 😅

    On a évité l’hospitalisation de peu :

    fièvre à 39,7, tirage, nez congestionné, difficulté à dormir, elle ne buvait que 200 ml par jour…

    Oui, c’était limite une hospitalisation.

    Toi, tu t’en fous peut-être.

    Moi, non.

    Ma fille, j’ai attendu des années et des années pour l’avoir. C’est un miracle qu’elle soit avec moi aujourd’hui.

    Alors oui, je ne te veux pas près de mon bébé, même si ton ti criss de nez coule.

    Bref…

    Est-ce que c’est moi qui suis trop intense ?

    Ou

    avez-vous une autre opinion ?

    Dites-moi en commentaires ce que vous en pensez.

    Sur ce bon dimanche

    Ève❤️

  • À mes très chers lecteurs,

    Bienvenue dans les coulisses de ma vie, où rien n’est jamais ennuyeux et où le quotidien se transforme souvent en comédie. 

    Aujourd’hui, je vais vous raconter mon experience d’allaitement avec Léonie.

    Pour commencer, j’avais déjà tiré mon colostrum et ça allait plutôt bien ! J’avais de bonnes petites seringues de 3 ml prêtes un peu avant d’accoucher, sachant que j’ai été déclenchée à 38,4 semaines à cause de la prééclampsie.

    Au début, je ne voulais pas mettre Léonie au sein. Je ne suis pas une personne très tactile, je n’aime pas trop être collée–collée, et j’avais peur de ne pas vouloir coller mon bébé. Alors j’avais acheté les Momcozy S9 Pro, qu’une amie m’avait conseillés. Mais je me suis vite rendu compte que ce n’était pas du tout adapté à ce que je voulais faire. Ça tirait tellement fort que j’avais des bleus sur les seins…

    Une autre amie m’a alors passé son tire-lait manuel Medela… wow. 😮 C’était magique ! Ça allait super bien. Je stimulais avec le Momcozy et je tirais avec le manuel. Franchement, quel bon combo !

    Ma fille perdait beaucoup de poids, même à vue d’œil, et je n’ai pas eu ma montée de lait avant deux semaines… ce qui est très long, selon la marraine d’allaitement que j’ai consultée. J’ai dû donner du prêt-à-boire parce que je n’avais pratiquement pas de lait et que je n’étais pas assez productive pour sa demande.

    Quand la montée laiteuse est finalement arrivée, j’avais un sein qui s’engorgeait beaucoup plus que l’autre, au point d’être très proche d’une mastite. La conseillère en allaitement m’a conseillé d’acheter deux Medela Solo pour pouvoir tirer à des vitesses et puissances différentes, surtout du côté droit qui était énormément engorgé. Ça m’a littéralement sauvé ! Deux tire-laits, avec une bande pour tenir les cups… j’avais totalement l’air d’un robot cup 😂 Mais j’avais le kit parfait, et Léonie recommençait enfin à reprendre son poids de naissance.

    À 2 mois, Léonie a décidé qu’elle ne voulait plus du biberon. Je ne comprenais pas pourquoi. Elle était au 15e percentile, toute petite, et du jour au lendemain elle refusait de boire. Je ne savais plus quoi faire. J’avais plein de biberons, je les ai tous essayés. J’ai même essayé une autre formule. J’étais découragée : elle avait bu seulement 20 ml en 16 heures…

    Et là, un éclair de génie m’est passé dans la tête :

    Et si je la mettais directement au sein ? 🤷🏻‍♀️

    Eh bien, vous ne devinerez jamais : madame voulait ça ! Elle n’avait jamais été au sein avant, elle ne savait même pas comment faire… mais comme je tirais déjà, je me suis dit : « On va essayer ! » Et madame a préféré ça !

    Je l’ai donc allaitée au sein de ses 2 mois jusqu’à ses 7 mois et demi. Probablement que j’aurais continué, mais…

    À cause de ma haute pression sévère de grossesse et de ma prééclampsie, j’ai dû arrêter contre mon gré. Mon médecin de famille m’a fait passer plusieurs tests : cardiostat 7 jours, MAPA sur 24 h… et il s’est avéré que je faisais encore de la haute pression assez sévère. J’ai commencé une médication, mais celle qu’il m’a prescrite n’était pas compatible avec l’allaitement. J’ai donc dû arrêter…

    Léonie ne buvait pas beaucoup à certains moments. Souvent, elle faisait 11 à 14 boires par jour, mais parfois ça durait à peine quelques minutes, et d’autres fois je devais presque la réveiller pour qu’elle boive parce que ça faisait 7–8 h sans boire… en plein jour ! C’était vraiment compliqué. Je devais faire du cododo dans le même lit, parce qu’aussitôt que je la prenais et que je la déposais, elle se réveillait.

    Finalement, en sevrant l’allaitement, tout s’est placé tranquillement : elle est devenue plus autonome et demandait moins de réassurance la nuit.

    Pour revenir au sevrage : mes prises de sang faites par l’endocrinologue ont montré que mes hormones (prolactine et œstrogènes) étaient trop élevées et se contredisaient dans mon corps. J’étais complètement déréglée. Il a conseillé à mon médecin que je devais arrêter l’allaitement pour rétablir l’équilibre, et que ma pression diminuerait probablement aussi, car mon cœur travaillait trop fort.

    On m’a donné du Norvasc en stat pour faire baisser la pression. Mon médecin avait tout envoyé à la pharmacie et pris le temps de bien m’expliquer les enjeux au téléphone.

    Leonie a commencé la garderie la même journée. Beaucoup d’émotions, beaucoup de stress… J’avais peur que ça tourne mal, parce qu’elle n’avait pas vraiment pris le biberon depuis ses 2 mois. On avait essayé un mois avant et ça n’avait toujours pas fonctionné.

    Finalement, Léonie a géré ça comme une championne. On lui a expliqué que maman était malade, qu’elle devait nous aider pour me soigner, et que pour ça, il fallait qu’elle prenne le biberon. Et elle l’a pris comme une championne.

    Merci Léonie ❤️

    Après 2 mois de sevrage, ma prolactine a considérablement diminué. Ma pression aussi, grâce à l’Adalat. Je me repose beaucoup. La chute hormonale est intense… je n’avais presque pas perdu de cheveux depuis sa naissance, et maintenant j’en perds des poignées.

    Mais ça veut dire que mon corps se rééquilibre — et c’est une bonne nouvelle !

    Petite question pour vous : vous faites quoi avec votre lait congelé ?

    Parce que moi… j’en ai énormément, et il est peut-être même passé date maintenant 😂

    Si vous avez des idées, partagez-les en commentaires 💬

    Ève ❤️

  • À mes très chers lecteurs,

    Bienvenue dans les coulisses de ma vie, où rien n’est jamais ennuyeux et où le quotidien se transforme souvent en comédie. 

    Aujourd’hui, on va parler de mon intégration à la médecine. Vous savez, en secondaire 4, on avait des stages « élève d’un jour » ou des stages d’observation, dans un métier qu’on aimerait faire plus tard. Moi, j’avais toujours rêvé de conduire mon camion jaune. Oui oui, je voulais MON ambulance à moi, ahah !

    Alors j’avais choisi de faire mon stage avec Dessercom. Bref, j’avais deux instructeurs très drôles. Sauf que c’était un stage un peu atypique, vu que d’habitude, le stage était demandé par la prof, les fins de semaines ou durant le jour, et on avait le droit de manquer les cours cette journée-là. Moi, le mien était de nuit, du vendredi au samedi.

    Le quart de travail commençait bien, le paramédic m’expliquait ce qu’on trouvait dans le camion; pansements, moniteur, solutés, aiguilles, couverture chauffante… C’était bien le fun, on a essayé les lumières et le klaxon ! Mais le temps peut être long… on n’avait pas beaucoup d’appels en début de nuit.

    Et là…

    3 h 20 AM.

    La radio sonne : « Équipe 2, à l’écoute ? »C’était nous, yes ! Ils disaient plein de codes, je n’y comprenais rien. Les deux paramédics me disent : « Up, viens, c’est très urgent, c’est une prio 0. » Une priorité 0, c’est extrêmement urgent : la personne est entre la vie et la mort. On arrive à la maison des gens qui avaient appelé le 911. Une femme crie : « Robert ! Robert ! » Il y avait un homme d’environ 70 ans, allongé au sol, inconscient. On pouvait voir qu’il avait chuté dans les escaliers.

    Sa femme nous explique qu’il voulait descendre prendre un verre d’eau parce qu’il ne se sentait pas bien, comme s’il avait des reflux gastriques. Elle l’a entendu tomber dans l’escalier. Il était conscient quand elle a appelé le 911, mais il a perdu connaissance pendant qu’on arrivait.

    Les ambulanciers le regardent et se rendent compte qu’il a fait une chute violente, alors ils l’immobilisent avec un matelas immobilisateur. Moi, j’essayais d’aider, mais je figeais un peu… on va se le dire : j’ai 16 ans, je suis en stage d’observation, je ne connais strictement rien du métier. Je n’ai jamais appelé une ambulance de ma vie, je ne sais pas trop ce qu’ils font, donc par moments je fige.

    C’est là qu’on arrive dans l’ambulance et que le paramédic à l’arrière dit : « Dépêche-toi, on part ! Il est toujours inconscient, mais j’ai l’impression qu’il va coder. »

    Coder ? Ça veut dire quoi ? Je ne comprends rien !

    Je demande au paramédic : « Je comprends pas tout, peux-tu m’expliquer ? »

    Il me lance un calepin et un crayon : « Écris tes questions, on se parle après ! »

    Je ressens dans son ton son stress, sa peur. Je me cale dans le banc capitaine du camion et je fige là.

    Le paramédic crie : « Il code ! Arrête l’ambulance, viens m’aider ! »

    Il me dit : « met-toi là, bouge pas, puis si t’as trop peur, retourne-toi. »

    Il se met à faire le RCR, son collègue arrive et ça met le bordel dans l’arrière du camion. On va se le dire : il y a une couple d’emballages qui revolent. C’est silence radio, sauf le moniteur qui dit : « Vérifier patient. »

    Ça a duré environ 15 minutes.

    Ils mettent un gros tube dans sa bouche, ils se parlent d’une voix saccadée : l’un fait le RCR, l’autre attend et crie : « Je suis prêt, insère le tube ! » Ils arrêtent, insufflent de l’air dans le tube au fond de sa gorge… Moi je suis là, dans le coin, figée, les yeux grands, apeurée, dans une incompréhension totale.

    « Mais qu’est-ce qui se passe icitte ? »

    Mon cœur débat, je ressens leur stress et leur agitation.

    J’avais peur!

    Ils recommencent une série de massages et refont une analyse.

    « Choc conseillé ! »

    Oh non… pas un deuxième ?

    « CLEAR ! »

    Je mets mes mains devant mes yeux, mais avec les doigts ouverts un peu. L’homme se redresse encore une fois, puis se détend. On entend qu’il grogne. Les gars se tapent dans la main et le deuxième paramédic retourne au volant.

    Ils recommencent les manœuvres. Le paramédic dit : « Je lance l’analyse ! »

    L’analyse ? De quoi ? La machine dit encore : « Choc conseillé. »

    Encore un ?

    « CLEAR ! »

    Le patient se redresse.

    À ce moment-là : silence.

    Tu entends juste moi faire : « Heuuu… » et mon cœur débattre sans bon sens.

    J’ai resté debout, figée, les mains sur les barres faites pour ça. Le paramédic était à la tête et ventilait le patient avec un gros ballon rouge. Il chantait une drôle de petite phrase : « 1 milli, 1… » À rien y comprendre. Et l’autre, au volant, appelait l’hôpital et expliquait, dans un jargon médical, ce qui se passait.

    5 minutes plus tard

    On arrive à l’hôpital. Je suis encore dans mon coin du cubicule. Les ambulanciers descendent la civière et courent vers le lit attribué. Les gens disent :

    « Salle de choc ! Salle de choc ! »

    Salle de choc ?

    Il va encore recevoir un choc ?

    Ah non, je ne regarderai pas s’ils en refont un…

    Le paramédic vomit dn parole, toute la situation à l’infirmière et au médecin.

    Moi, je regarde partout, j’ai l’air perdue. Les gens m’ignorent, passent à côté de moi, j’ai l’air d’être dans le chemin. Je ne sais pas où me mettre. Un des paramédics me prend par le bras :

    « Viens, on va par là. »

    Il me demande ce que j’avais écrit dans le calepin. Je ne réponds pas. Il le prend.

    Il y a juste écrit : Pourquoi

    Il me dit : « On va faire notre AS-810, on lave la civière, et on jase tous ensemble après. »

    Comme vous pouvez le constater : je venais d’assister à un arrêt cardiaque. Les paramédics m’expliquaient que c’était sûrement dû à sa douleur à la poitrine et à sa chute dans les escaliers. Ils m’ont expliqué leur protocole, l’intubation, m’ont montré ce qu’est un combitube, pourquoi on donne un choc…

    Et je peux tu vous dire qu’en secondaire 3, quand on apprend le RCR, la seule chose qu’on apprend c’est : vérifier l’environnement, vérifier le pouls, faire les compressions, envoyer quelqu’un chercher un DEA… mais jamais on se sert d’un DEA ! Personne nous parle du choc. Personne nous parle d’un combitube.

    Bref : vous avez compris que j’ai été traumatisée directement en partant dans mon initiation à la médecine, ahah ! J’avais peur, j’étais curieuse, j’étais excitée d’en apprendre plus… mais la réalité n’était pas celle qu’on voyait à la télé ou dans Dr House.

    Aujourd’hui, les moments où je suis la plus productive, la plus efficace, la meilleure des meilleures… c’est dans les codes bleus !

    C’est avec l’expérience de ce que j’avais vécu avec ces deux paramédics sereins, qui savaient quoi faire, qui n’avaient même pas besoin de se parler et se comprenaient d’un regard. C’était stressant, mais on sentait qu’ils avaient le contrôle. Et c’est ça l’important dans un code bleu : contrôler ses émotions et rester en maîtrise de ce qu’on peut faire.

    Et surtout… l’adrénaline, c’est une drogue dure dont on veut toujours un peu plus.

    Sur ce…

    Avez-vous des expériences aussi traumatisantes ?

    On veut les lire !

    Ève ❤️

  • À mes très chers lecteurs,

    Bienvenue dans les coulisses de ma vie, où rien n’est jamais ennuyeux et où le quotidien se transforme souvent en comédie. 

    Aujourd’hui, je vais vous raconter ma rencontre avec Charles. Qui n’est pas comme les autres rencontres d’aujourd’hui, vous savez, à la Tinder style ou Badoo style ou les réseaux sociaux. Nous, on s’est rencontré en vrai. Comme dans le bon vieux temps !

    Pour commencer, j’ai dû déménager pour me sauver de mon passé qui me hantait et qui me pourrissait la vie. Vous allez en savoir plus au fil des semaines quand je publierai plus sur mon passé qui est d’une noirceur terrible, de maltraitance, de détresse psychologique. Bref, j’ai dû quitter ma ville natale pour aller dans une autre ville, pour m’enfuir de tout ça. J’avais de la famille dans cette nouvelle ville, genre le cousin de ma mère… rien de très familier mais on le voyait souvent. Éric qu’il s’appelait, il avait sa femme et quatre enfants dans une maison assez modeste, rien de très nice, rien de très particulier non plus ! Oui, il avait 4 enfants donc deux gang de jumeaux non identiques filles garçons ahah. Bref, j’habitais avec eux, je m’avais aussi inscrit au cégep dans cette ville et j’avais besoin d’une job étudiante. Donc le dépanneur sur le coin du quartier était idéal.

    Sachant que quand j’étais à cet âge-là vers mes 20 ans, j’avais le style rockeuse/emo/punk ahah. Pour ceux qui savent pas c’est quoi, bin j’avais un gros toupette, des cheveux de couleurs et beaucoup de maquillage, quoi c’était beau. J’avais l’air explicite mais soigné en même temps, bref si vous avez pas la référence allez sur Pinterest et écrivez style vestimentaire rockeuse ahah vous allez comprendre. Bref, j’avais beaucoup d’expérience dans la restauration, j’avais travaillé 5 ans dans un restaurant populaire de ma ville et j’étais assistante gérante quand j’ai quitté. Alors au dépanneur sur le coin du quartier, ils m’avaient engagé comme assistante gérante aussi, donc j’avais mes clefs, je devais faire la comptabilité, gérer le personnel, accès aux caméras, les commandes. Vous voyez le genre ? Ça fait presque 6 mois que je travaille à cet endroit et je vais remplacer la caissière pour son heure du dîner, il y a un homme qui vient à la caisse, on va se le dire il est foutrement beau ! Élégant, classe, yeux verts pétillants. Vraiment une belle prestance. Je l’écoutais presque pas vu que j’étais envahie par sa beauté. Il me demande s’il peut faire un retrait et je lui réponds non d’un ton sec, il me dit ah non comment ça ? J’ai figé, je voulais lui faire une blague et après je lui ai dit ah non c’était juste une blague. Il m’avait fait perdre mes moyens complètement.

    Il me dit ah okay alors je vais retirer 5 $ en monnaie et il est parti. Ma collègue revient à ce moment et je lui dis quand il y aura pas de client dans le magasin tu viendras me voir dans le bureau.

    On est là moi et elle dans le bureau, je recule les caméras pour bien revoir cet homme… wow on flash dessus, on se dit mais il est vraiment beau et elle, ma collègue, me dit tu sais vraiment pas cruzer toi hein ? Ahah on entendait ce que je disais et que j’avais figé. On a bien ri ! J’étais toute rouge.

    L’homme en question revient plusieurs fois, j’ai dû lui piquer la curiosité en l’ayant apostrophé, je ne sais pas, il vient souvent. Et à chaque fois moi et ma collègue on dit ooh le boy est là ! Ahahah.

    J’ai remarqué qu’il m’avait vraiment remarquée quand je regardais les caméras après sa venue, il laissait passer les gens dans la file quand il y avait deux caisses ouvertes pour qu’il vienne à ma caisse…

    Oui étant célibataire, dans une nouvelle ville. Oui, j’avais Tinder, mais c’était pour rencontrer des gens. Je suis arrivée durant l’été et l’école n’était pas commencée et on va se le dire je me cherchais des amis, des gens à connaître, je voulais connaître la ville et ses habitants ! Alors j’avais Tinder.

    Le gars venait tellement souvent et on s’échangeait des petits mots par-ci par-là mais rien de concret. Et là un beau matin, il est là dans mon Tinder ! J’écris à ma collègue : Yo le boy et moi est sur Tinder je fais quoi ? Elle me dit like le voir ! Et bam un match ! IMPOSSIBLE ! Un autre bam un message : madame couche tard de bonheur sur Tinder ! Sachant qu’il était 5 h am ahah.

    On échange plein de petits messages drôles et il m’avoue qu’il venait au dépanneur souvent juste pour me voir. Mais il n’avait jamais osé me demander mon numéro. Sachant ici que c’est sûr il est gêné vouons on l’a bien vu ! Et moi bin je trouvais ça peut-être déplacé de demander à un homme son numéro surtout à un client ahah.

    De fil en aiguille, une date, le cégep commence et wow on fait plein d’activités ensemble. Lui, il travaillait déjà à cette époque, le soir il venait me rejoindre à la bibliothèque pour “m’aider” à étudier ahaha. Il était pas vraiment d’aide mais plus une belle distraction !

    Et puis ce jour nous sommes toujours ensemble. Léonie a 10 mois maintenant et on vit la vie de famille parfaite à notre façon !

    Et vous, comment avez-vous rencontré votre douce moitié ?

    Éve ❤️

  • À mes très chers lecteurs,

    Bienvenue dans les coulisses de ma vie, où rien n’est jamais ennuyeux et où le quotidien se transforme souvent en comédie.

    Bienvenue sur mon blogue ! Je m’appelle Ève et je suis maman de Léonie depuis janvier 2025. Donc, nouvelle maman, je viens ici écrire des anecdotes de ma vie. Comme vous l’avez compris dès l’introduction, ma vie n’est jamais ennuyeuse !

    J’ai un lourd passé : maltraitance, deuil, abandon, trauma… Ici, on va jaser de tout et de rien. On peut parler de la télé québécoise, de toutes les séries Netflix trop populaires (comme Kpop Demon Hunter), et bien sûr de mon conjoint Charles, qui est un papa merveilleux !

    Petit dévoilement sur moi : je suis une femme de 30 ans qui habite au Québec. Je suis TDAH, extrêmement enjouée et je fais toujours plein de niaiseries. Je suis la collègue fatiguante car je ne suis jamais sérieuse ! Je ne me prends pas pour quelqu’un d’autre : j’aime juste donner mon opinion et mon point de vue. Je suis drôle, divertissante et un peu nunuche. On va se le dire, des fois je suis pas très rapide. Mais que voulez-vous, on a tous des défauts !

    Pour Charles, mon conjoint, MON homme : il a 34 ans et il est charpentier-menuisier. Nous sommes en couple depuis 7 ans et nous nous sommes rencontrés dans un dépanneur ! Je vous raconterai ça bientôt. Il est charmant, drôle (mais pas autant que moi, quand même, voyons!), très attentif et toujours présent quand on lui demande un service. Le bon petit gars d’une bonne famille, vous savez, le petit garçon poli, bien élevé, mais un peu gêné. Ahaha ! Il n’aime pas que je dise ça ; il dit toujours : « Je suis pas gêné, qu’est-ce que tu racontes ? », avec sa face toute rouge, vous voyez le genre ?

    Nous avons un chien qui se prénomme Dedoune. Rien d’original ici : elle est juste dodue ahah. C’est un labrador noir de 4 ans.

    Et au final, nous avons Léonie, notre petite perle ! Nous l’avons attendue longtemps, espérée avec tellement d’amour et d’espoir qu’un jour notre rêve deviendrait réalité. Depuis sa naissance, nous sommes les parents les plus heureux du monde ! Elle a de drôles de manières : faire des ballounes avec sa bave, mettre quatre doigts dans sa bouche en même temps! (toute qu’un explois, on va se le dire!) manger avec sa cuillère et la mettre dans le coin de l’œil au lieu de la bouche… Et puis elle te regarde, te fait une grimace, juste pour te faire rire avec elle ! Elle est très coquine, très drôle et surtout extrêmement attachante.

    Et voilà, notre petit portrait familial !

    À la prochaine,

    Ève ❤️